Lundi 29 octobre 2007
Thèse n°1 : l’art est une interprétation de la réalité par l’artiste selon son idéologie et sa sensibilité (émotivité).
Thèse n°2 : Pour n’importe quel style artistique l’art a pour objet et sujet la réalité. De l’art pariétal jusqu’à l’art conceptuel en passant par l’abstraction l’art provient toujours de la réalité extérieure et renvoie toujours à celle-ci.
Thèse n°3 : l’art s’il est une interprétation il est donc un langage. Un support grammatical spécial qui exprime des idées plus ou moins complexes et des sentiments.
Thèse n°4 : l’art est le produit d’un échange idéologique et/ou émotionnel entre une œuvre (création intellectuelle) et un spectateur-acteur. S’il y a échange, effet émotionnel, compréhension d’un message d’une idée ; il y a création il y a art.
Thèse n°5 : Si l’art est un échange, un partage d’émotions, d’idées, alors il a un besoin vital que la connaissance se développe dans les profondeurs les plus extrêmes de la société. Pour que l’art soit il faut que la société humaine soit la plus cultivée possible. Car plus la culture atteindra les fibres les plus reculées de la société plus il existera de foyers où l’art et la création intellectuelle pourront se nicher et évoluer.
Thèse n°6 : la sensibilité est le produit de l’éducation et dans une certaine mesure c’est l’idéologie en fonction de ce qu’elle est, qui peut la raffiner. C’est la sensibilité face à la réalité qui est la base commune par laquelle peuvent se retrouver les spectateurs et l’artiste, dans l’art.
Thèse n°7 : l’art n’existe pas sans les autres (autre que l’artiste).
Thèse n°8 : l’art contient toujours un côté utilitariste. Il est utile à la société. Il reflète toujours et malgré la détermination parfois de certains artistes un avis politique. Il prend toujours parti. Il est soit conservateur voire réactionnaire. Soit il est révolutionnaire. L’indifférence politique et sociale des individualistes majoritaires aujourd’hui a marqué l’art actuel de son seau. L’art actuel dans sa majeure partie ne contenant que très peu de critique socio-politique est par son caractère nombriliste politiquement conservateur. Ne pas critiquer un sujet revient à le cautionner, à le couvrir, à le défendre, à collaborer.
Thèse n°9 : l’exemple de DaDa confirme toutes ces thèses. L’exemple de l’abstraction aussi et l’exemple de la peinture italienne humaniste aussi. Toutes les époques confirment ces thèses.
Thèse n°10 : pour que l’art soit totalement libre il faut libérer la société de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Thèse n°11 : toute l’humanité dans une société sans classe c’est à dire une société socialiste ayant développée la nouvelle culture –la culture socialiste- et par conséquent dotée d’une éducation universelle sans commune mesure tendrait inévitablement vers une implication toujours plus profonde dans l’art et la création intellectuelle. La société socialiste en libérant de l’aliénation la majeure partie de la société libère de fait la société de l’éducation de classe. Sans culture élitiste réservée à une poignée de privilégiés et avec une culture supérieure mise à la disposition de tout le monde, la société offrira tous les champs artistiques déjà explorés et tous ceux encore inconnus. Pour libérer l’art il faut libérer les hommes de leur aliénation.
Thèse n° 12 : le beau est une conception subjective de l’art. Le beau n’est qu’un élément constitutif de la nature, l’essence de l’art. Mais pour expliquer l’art, la théorie du beau est insuffisante. Partielle. Le beau dépend avant tout de règles canoniques produites par la culture d’une société donnée à une époque donnée. Le beau évolue en fonction des cultures tout comme l’art.
Thèse n° 13 : la seule conception qui permet de donner une explication la plus complète, la plus modulable et la plus synthétique c’est la conception matérialiste dialectique. 1/ L’art est un produit de la réalité traduite par l’intermédiaire d’un langage spécial selon l’émotivité et l’idéologie commune à la fois à l’artiste et au public.
Thèse n° 14 : Toute époque artistique est composée de son académisme et de sa négation : l’avant garde.
Thèse n°15 : L’art et les artistes sont toujours en retard par rapport aux événements politiques et historiques tout simplement par ce que cela ne correspond pas à leur prérogative. Dans ce cadre-ci, on peut dire que l’avant-garde est en réalité le reflet exact et limité du présent photographié, du présent immobilisé et non des tendances et des forces motrices internes du présent qui pourraient donner un socle à l’imagination de l’avenir. En d’autres thermes l’art moderne est le reflet de la société capitaliste impérialiste. L’avant-garde du 19ème est le reflet tardif de la révolution bourgeoise française. L’art abstrait, dada le conceptuel sont le reflet tardif de l’impérialisme. Et dans un sens plus global l’illusionnisme de la renaissance est le reflet tardif de la naissance de la bourgeoisie et de sa lente évolution. L’avant-garde pour ce qui concerne ces cinq derniers siècles a donc toujours été l’élément moteur de l’expression artistique reflétant au mieux les tendances de l’évolution bourgeoise de la société. Depuis la Renaissance avec ses Uccello, Van Eyck, Michel-Ange, en passant par Le Caravage, Le Bernin, Rembrandt pour arriver jusqu’à DADA, en passant par les romantiques, réalistes naturalistes, impressionnistes, expressionniste etc. Toute l’histoire de l’art est l’histoire de son avant-garde qui a permis de donner une expression artistique au monde capitaliste en expansion. Les tendances qui refusèrent cette évolution se cristallisèrent se fixèrent dans des théories sur la fixité du goût, de la valeur de la créativité. C’est ce que nous appelons l’Académisme. Aujourd’hui l’art contemporain est figé n’évolue plus car il est le reflet exact du lent pourrissement de la société capitaliste. Et il s’en défend en inventant des théories qui s’acharnent à lui donner un côté sympathique mais en réalité c’est un académisme. On lui donne un côté hétéroclite impalpable alimenté par tout un tas de diversité intrinsèque. Mais tout ceci n’est que de la poudre aux yeux.
Thèse n°2 : Pour n’importe quel style artistique l’art a pour objet et sujet la réalité. De l’art pariétal jusqu’à l’art conceptuel en passant par l’abstraction l’art provient toujours de la réalité extérieure et renvoie toujours à celle-ci.
Thèse n°3 : l’art s’il est une interprétation il est donc un langage. Un support grammatical spécial qui exprime des idées plus ou moins complexes et des sentiments.
Thèse n°4 : l’art est le produit d’un échange idéologique et/ou émotionnel entre une œuvre (création intellectuelle) et un spectateur-acteur. S’il y a échange, effet émotionnel, compréhension d’un message d’une idée ; il y a création il y a art.
Thèse n°5 : Si l’art est un échange, un partage d’émotions, d’idées, alors il a un besoin vital que la connaissance se développe dans les profondeurs les plus extrêmes de la société. Pour que l’art soit il faut que la société humaine soit la plus cultivée possible. Car plus la culture atteindra les fibres les plus reculées de la société plus il existera de foyers où l’art et la création intellectuelle pourront se nicher et évoluer.
Thèse n°6 : la sensibilité est le produit de l’éducation et dans une certaine mesure c’est l’idéologie en fonction de ce qu’elle est, qui peut la raffiner. C’est la sensibilité face à la réalité qui est la base commune par laquelle peuvent se retrouver les spectateurs et l’artiste, dans l’art.
Thèse n°7 : l’art n’existe pas sans les autres (autre que l’artiste).
Thèse n°8 : l’art contient toujours un côté utilitariste. Il est utile à la société. Il reflète toujours et malgré la détermination parfois de certains artistes un avis politique. Il prend toujours parti. Il est soit conservateur voire réactionnaire. Soit il est révolutionnaire. L’indifférence politique et sociale des individualistes majoritaires aujourd’hui a marqué l’art actuel de son seau. L’art actuel dans sa majeure partie ne contenant que très peu de critique socio-politique est par son caractère nombriliste politiquement conservateur. Ne pas critiquer un sujet revient à le cautionner, à le couvrir, à le défendre, à collaborer.
Thèse n°9 : l’exemple de DaDa confirme toutes ces thèses. L’exemple de l’abstraction aussi et l’exemple de la peinture italienne humaniste aussi. Toutes les époques confirment ces thèses.
Thèse n°10 : pour que l’art soit totalement libre il faut libérer la société de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Thèse n°11 : toute l’humanité dans une société sans classe c’est à dire une société socialiste ayant développée la nouvelle culture –la culture socialiste- et par conséquent dotée d’une éducation universelle sans commune mesure tendrait inévitablement vers une implication toujours plus profonde dans l’art et la création intellectuelle. La société socialiste en libérant de l’aliénation la majeure partie de la société libère de fait la société de l’éducation de classe. Sans culture élitiste réservée à une poignée de privilégiés et avec une culture supérieure mise à la disposition de tout le monde, la société offrira tous les champs artistiques déjà explorés et tous ceux encore inconnus. Pour libérer l’art il faut libérer les hommes de leur aliénation.
Thèse n° 12 : le beau est une conception subjective de l’art. Le beau n’est qu’un élément constitutif de la nature, l’essence de l’art. Mais pour expliquer l’art, la théorie du beau est insuffisante. Partielle. Le beau dépend avant tout de règles canoniques produites par la culture d’une société donnée à une époque donnée. Le beau évolue en fonction des cultures tout comme l’art.
Thèse n° 13 : la seule conception qui permet de donner une explication la plus complète, la plus modulable et la plus synthétique c’est la conception matérialiste dialectique. 1/ L’art est un produit de la réalité traduite par l’intermédiaire d’un langage spécial selon l’émotivité et l’idéologie commune à la fois à l’artiste et au public.
Thèse n° 14 : Toute époque artistique est composée de son académisme et de sa négation : l’avant garde.
Thèse n°15 : L’art et les artistes sont toujours en retard par rapport aux événements politiques et historiques tout simplement par ce que cela ne correspond pas à leur prérogative. Dans ce cadre-ci, on peut dire que l’avant-garde est en réalité le reflet exact et limité du présent photographié, du présent immobilisé et non des tendances et des forces motrices internes du présent qui pourraient donner un socle à l’imagination de l’avenir. En d’autres thermes l’art moderne est le reflet de la société capitaliste impérialiste. L’avant-garde du 19ème est le reflet tardif de la révolution bourgeoise française. L’art abstrait, dada le conceptuel sont le reflet tardif de l’impérialisme. Et dans un sens plus global l’illusionnisme de la renaissance est le reflet tardif de la naissance de la bourgeoisie et de sa lente évolution. L’avant-garde pour ce qui concerne ces cinq derniers siècles a donc toujours été l’élément moteur de l’expression artistique reflétant au mieux les tendances de l’évolution bourgeoise de la société. Depuis la Renaissance avec ses Uccello, Van Eyck, Michel-Ange, en passant par Le Caravage, Le Bernin, Rembrandt pour arriver jusqu’à DADA, en passant par les romantiques, réalistes naturalistes, impressionnistes, expressionniste etc. Toute l’histoire de l’art est l’histoire de son avant-garde qui a permis de donner une expression artistique au monde capitaliste en expansion. Les tendances qui refusèrent cette évolution se cristallisèrent se fixèrent dans des théories sur la fixité du goût, de la valeur de la créativité. C’est ce que nous appelons l’Académisme. Aujourd’hui l’art contemporain est figé n’évolue plus car il est le reflet exact du lent pourrissement de la société capitaliste. Et il s’en défend en inventant des théories qui s’acharnent à lui donner un côté sympathique mais en réalité c’est un académisme. On lui donne un côté hétéroclite impalpable alimenté par tout un tas de diversité intrinsèque. Mais tout ceci n’est que de la poudre aux yeux.
par l'Oreille & l'Art Dit
publié dans :
les digressions du president
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