Je revenais de l’exposition de Jean-Michel Basquiat, au Museum of Fine Arts de Houston. Et je fus impressionnée. Alors j’ai eu envie moi aussi de m’exprimer sans retenue sur une toile, du papier, n’importe quoi, mais quelque chose de grand, et que j’avais « sous la main ».
Et puis il y avait mon fils, et tous les dessins de dinosaures que nous faisions ensemble, avec la couleur et la texture de leur peau que nous inventions puisque personne ne saurait dire exactement de quoi ils avaient l’air, laissant ainsi totalement libre cours a notre imagination.
Je commence ainsi « La Fin d’un Monde », une série de peintures sur du carton de récupération, faisant 1 mètre de large et environ 10 mètres de long. Succession de paysages un peu apocalyptiques dans lesquels se ballade un Tyrannosaure. Et c’est le début d’une grande Histoire.
Découverte, expérimentation, défoulement, liberté, exploration.
Couleurs vives cohabitent avec paysages imaginaires et animaux en tous genres.
Ces peintures sont destinés aux enfants, et a l’enfant qui séjourne éternellement en chacun de nous. Ils sont mes muses et mes juges, ils sont purs, spontanés et sincères. Ils ne trompent pas.
Une nouvelle voie s’est ouverte a moi que j’explore depuis également. Je joue avec les formes pour leur enlever leur géométrie, leur donner du mouvement, de la légèreté et les imbriquer les unes aux autres. Je recherche quelque chose d’harmonieux par le biais d’un processus très instinctif. La encore, j’ai besoin de me défouler, de m’échapper. Alors je m’évade et je me crée une sorte d’espace infini, ou flottent des planètes rondes et carrés et ou il ne fait pas nuit.
Je veux ainsi re-décorer la planète de paysages et de personnages imaginaires, tout simplement...
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