Voici un extrait du carnet de route de Marie-Julie pendant son périple en Asie.

Samedi 7 avril, Nankou, 15ème jourLa préparation: un panier, non... deux paniers sur une palanche. Dedans: 2 poules vivantes, pattes ficellées, des bâtons d'encens, des bougies rouges, des piles de papiers ajoures, des bouteilles de pepsi, des chaines de pétards, de l'alcool, des cerpettes, des branches de bambou, des bols de riz gluant, du lard roti, de tofu frit.. Et aussi des papiers de soie blancs découpes en dentelle et maintenus pas des liens rouges.
Les enfants sont excités, le vieux finit de gratter la couenne d'un porc, l'éclopé ne viendra pas, c'est trop loin, la maman s'agite: elle engueule son mari, c'est quoi cette poule que tu m'a trouve, elle retourne sur la place du marche et revient avec une autre volaille qu'elle lui lance a la figure, il ne bronche pas. ha oui! ne pas oublier du feu... Elle lance la plus petite dans son dos et la ficelle avec son porte bébé, elle me fait signe: c'est le départ.
Nous traversons le village, a notre passage les gens nous salut, notre cortège est impréssionant: les enfants en tête, les hommes charges ferment la marche. Nous longeons les rizières et commençons l'ascention de la montagne, des echos de pétards arrivent de tous cotes, plusieurs feux sont allumes. ça et la des tertres piques de "lampions" blancs. La mère est éssouflée, sa fille commence a peser dans son dos mais pas question de la laisser a la traine. je passe mon bras dans le dos de la plus vielle, elle tire la langue, la pente est raide. nous arrivons enfin ;au tertre de la famille, les hommes nettoient les plantes qui ont tous recouvert. nous dépiottons des fleurs comestibles. Puis l'encens est installe, ainsi que les bougies, par trois. Et au sommet du monticule, les branches de bambou dans lesquelles sont accroches les lampions. ensuite viennent les offrandes: le
riz, la viande...;Les pétards fusent. La poule est égorgée et son sang répandu autour de l'hôtel. nous brûlons le papier, par trois, couvert de sang.
Enfin, les offrandes sont récupérées et donnent l'occasion un méga pic-nic... He!? faut pas gâcher!
Dans un monde sans paroles, mieux vaut inventer les réponses a ses questions:
Sommes nous d'avantages semblables ou différents?
Laowai"... ici, je suis "l'étrangère". Et eux? le sont-t-ils ? appelles minorités sur une terre, façonnée de leurs mains, qui n'est pas la leur. J'immagine la représentation du monde vue d'ici. un point: le millieu du monde, puis un cercle représentant les chinois han tout autour et au dela les "laowai" , les étrangers.
Peut-on rire de tout, le rire est t'il universel?
Je dessine un mancho, tout le monde rigole, y compris le mancho, je suis un peu outrée: pour rire il ne faut pas être trop coince. Heureux est celui qui parvient a garder un oeil candide; alors tout lui semblera surprenant, voir magique.
Ce qui n'est pas habituel est anormal: comment expliquer qu'il ne faut pas jeter les ordures par terre ?
Le buffle est à la rizière ce que le beurre est a la tartine: mais pourquoi donc?
Il est le seul à pouvoir rester les pieds dans l'eau sans avoir les sabots flétris.
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